Brunch Electronik Lyon 2026 : une belle façon de terminer l'été au Grand Parc Miribel Jonage
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Brunch Electronik Lyon 2026 : une belle façon de terminer l'été au Grand Parc Miribel Jonage

Pour sa troisième édition lyonnaise, Brunch Electronik a une nouvelle fois investi le Grand Parc Miribel Jonage les 12 et 13 septembre 2026. Nous étions présents le dimanche pour une journée placée sous le signe de la techno et de la hard techno, avec notamment un set exclusif de trois heures signé I Hate Models. Entre programmation efficace, site agréable et format parfaitement adapté à un dimanche, cette édition confirme que le Brunch a trouvé sa place dans le paysage électronique lyonnais.

Un Brunch qui s'installe à Lyon

Né à Barcelone en 2011, Brunch Electronik s'est depuis développé dans plusieurs grandes villes européennes et internationales, avec une recette finalement assez simple : de la musique électronique en plein air, une scénographie travaillée, des espaces de vie et une ambiance qui se veut aussi conviviale que festive. À Lyon, le concept a trouvé son terrain de jeu au Grand Parc Miribel Jonage.

Après deux premières éditions en 2024 et 2025, le festival revenait donc pour la troisième année consécutive les 12 et 13 septembre. Deux journées avec des identités musicales assez marquées : le samedi faisait notamment la part belle à Nico Moreno, Vladimir Cauchemar, Øtta, Bérou et au B2B exclusif entre SPFDJ et Toccororo, tandis que le dimanche on y retrouvait I Hate Models, Nikolina, Alycia Bezgo, Roüge et finalement Von Bikräv qui a remplacé au dernier moment Onlynumbers.

De notre côté, c'est uniquement le dimanche que nous avons choisi de découvrir l’édition 2026. Et autant le dire immédiatement : le format nous semble particulièrement bien pensé pour une journée de fin de week-end.

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Miribel Jonage, un terrain de jeu idéal

Dès notre arrivée au Grand Parc, le contraste est assez frappant. Nous sommes bien dans un festival électronique, mais l'environnement reste largement dominé par la nature. Le site permet au Brunch de construire une véritable identité sans avoir besoin de multiplier les scènes.

Une grande scène, avec sa scénographie habituelle articulée autour de la végétation, constitue le cœur du festival, accompagnée d'un petit village regroupant différents stands. Un peu plus loin, une large zone dédiée à un espace "chill" et aux food-trucks permettant de prendre de la distance avec le son.

Et c'est probablement l'un des points que nous avons le plus appréciés pendant cette journée : il est réellement possible de s'éloigner de la musique sans avoir l'impression de quitter le festival.

On peut s'installer, manger, boire un verre et surtout discuter normalement. Un détail qui paraît anodin, mais qui devient particulièrement appréciable après plusieurs heures passées devant les enceintes.

Un festival à taille humaine malgré le succès

Le Brunch Electronik Lyon affichait complet le samedi et était annoncé comme quasiment sold-out le dimanche. Un succès qui aurait pu laisser craindre un site saturé.

Pourtant, notre expérience a été plutôt différente. Le public était nombreux, mais nous n'avons jamais réellement eu le sentiment d'être dans un festival bondé. Les déplacements restaient fluides et les différents espaces permettaient de se répartir assez naturellement sur le site.

Un petit bémol tout de même lorsque le site commence à se remplir : le réseau téléphonique montre rapidement ses limites. Appeler ou simplement envoyer un message peut alors devenir compliqué. Si l'on vient en groupe, mieux vaut donc éviter de se perdre une fois la journée lancée. Rien de rédhibitoire, mais c'est le genre de détail qui peut vite devenir contraignant dans un festival.

Pour le reste, le Brunch semble avoir trouvé un équilibre intéressant entre fréquentation et confort, tout en assumant pleinement ses choix artistiques. Cette année, la programmation était en effet très largement orientée techno et hard techno, avec une direction musicale parfois assez radicale pour un événement qui aurait pu chercher à toucher un public plus large. Un pari qui semble pourtant avoir largement fonctionné au vu de la fréquentation du week-end.

Le succès rencontré ce week-end semble finalement donner raison aux organisateurs : à Lyon, le public répond présent lorsque la programmation assume pleinement ses orientations musicales.

Bars et points d'eau : les petits détails qui comptent

Côté restauration et boissons, le festival dispose d'une offre suffisamment variée pour passer la journée sur place sans difficulté.

La sélection proposée au bar est d'ailleurs plutôt intéressante pour un festival, avec notamment différentes bières et cocktails. Seul bémol : les prix restent assez élevés, ce qui peut devenir rapidement contraignant lorsque l'on passe plusieurs heures sur place.

En revanche, mention spéciale aux différents points d'eau présents sur le site. Avec les températures encore élevées de cette rentrée, pouvoir remplir régulièrement sa gourde ou simplement boire de l'eau facilement est particulièrement appréciable.

Un élément simple, mais qui participe directement au confort d'une journée de festival.

Roüge puis Alycia Bezgo lancent parfaitement la journée

Musicalement, nous commençons notre dimanche avec Roüge.

Un premier set qui remplit parfaitement son rôle : lancer progressivement la journée et installer l'ambiance sans chercher à brûler les étapes.

Le public commence doucement à se rassembler devant la scène tandis que le site prend progressivement vie.

Avec Alycia Bezgo, le rythme s'accélère. Son set nous a particulièrement convaincus et permet au festival de franchir un premier cap dans la journée. L'énergie monte progressivement dans le public et l'on sent déjà que le rendez-vous principal approche.

Car difficile de passer à côté de l'attraction majeure de cette journée : I Hate Models.

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Trois heures avec I Hate Models

L'annonce d'un set exclusif de trois heures était évidemment l'un des arguments forts de cette journée.

Et le pari fonctionne.

I Hate Models prend les commandes pour un set particulièrement énergique, capable de maintenir une forte intensité sur la durée. Trois heures qui permettent surtout de construire quelque chose de plus progressif qu'un format classique d'une heure ou deux.

Nous retrouvons évidemment cette énergie caractéristique de l'artiste, mais avec suffisamment de variations pour éviter l'impression de simplement assister à un long tunnel de techno.

Le set constitue clairement l'un des grands moments de notre journée.

Après cette parenthèse particulièrement intense, Nikolina prend le relais et permet de poursuivre naturellement la journée sans casser la dynamique installée.

Une transition efficace, qui nous permet de rester dans l'ambiance tout en laissant progressivement redescendre la pression.

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Une fin de journée avec Von Bikräv

La fin de journée aura finalement une petite particularité.

Onlynumbers, qui figurait parmi les artistes les plus attendus de cette journée, devait initialement prendre les commandes et clôturer le festival. Mais pour des raisons de santé, l'artiste a finalement dû annuler sa prestation au dernier moment.

C'est Von Bikräv qui a finalement assuré le remplacement.

Une situation évidemment frustrante, notamment pour les festivaliers venus spécifiquement pour Onlynumbers, mais le remplacement s'est révélé particulièrement convaincant. Von Bikräv a parfaitement réussi à prendre le relais et à conclure la journée avec l'énergie nécessaire.

Cette annulation nous rappelle également un sujet important dans le monde des musiques électroniques : la santé des artistes et, notamment, les problèmes auditifs qui peuvent toucher les DJs.

L'annonce d'Onlynumbers est finalement l'occasion de rappeler que les oreilles restent l'un des principaux outils de travail des artistes électroniques. Entre les longues heures passées derrière les platines et l'exposition répétée à des niveaux sonores importants, la prévention et la protection auditive ne devraient jamais être considérées comme secondaires.

Pour les festivaliers aussi, le message reste valable : bouchons adaptés, pauses régulières et distance raisonnable avec les enceintes sont autant de réflexes simples qui permettent de profiter plus longtemps de ces événements.

Un format parfait pour un dimanche

13h-22h.

Sur le papier, cela peut sembler relativement court comparé à certains festivals qui s'étendent jusqu'au milieu de la nuit. Dans les faits, nous trouvons justement que c'est l'une des grandes forces du Brunch Electronik.

Pas besoin de commencer à 18h pour terminer à 5h du matin. La journée permet de profiter de plusieurs artistes, de manger, de discuter, de danser et de prendre son temps avant de rentrer relativement tôt.

Pour un dimanche de rentrée, difficile de demander beaucoup plus.

Le festival réussit ainsi à conserver l'esprit d'une véritable journée électronique tout en évitant le côté parfois épuisant des formats nocturnes.

Lyon répond présent à la techno

Après une deuxième édition en demi-teinte, cette troisième année lyonnaise semble surtout confirmer une chose : le Brunch Electronik a trouvé son public.

Le choix d'une programmation très orientée techno et hard techno pouvait être un pari. Les résultats du week-end semblent pourtant plutôt clairs, avec un festival quasiment sold-out sur le week-end.

Et surtout, le festival ne donne pas l'impression d'avoir eu besoin de remplir artificiellement son site. La programmation suffit.

Dans une ville où la culture électronique est déjà particulièrement présente, ce positionnement semble finalement assez logique. Le public lyonnais répond présent lorsqu'on lui propose une affiche assumée, avec des artistes reconnus mais aussi des profils plus émergents.

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Une belle manière de terminer l'été

Après une journée passée au Grand Parc Miribel Jonage, notre sentiment est finalement assez simple : Brunch Electronik Lyon propose une expérience particulièrement agréable pour terminer l'été.

Le site est bien pensé, la programmation tient ses promesses, les espaces permettent de respirer entre deux sets et le format 13h-22h fonctionne parfaitement pour un dimanche.

Quelques points restent évidemment perfectibles, notamment le prix des consommations et le réseau téléphonique qui montre rapidement ses limites lorsque le site se remplit, mais ces éléments ne viennent pas réellement ternir l'expérience globale.

Surtout, le Brunch semble avoir trouvé un équilibre intéressant entre festival électronique, journée en plein air et moment convivial. Une formule qui fonctionne particulièrement bien à Miribel Jonage.

Après trois éditions lyonnaises, le rendez-vous semble désormais bien installé.

Et si le Brunch Electronik était finalement l'une des meilleures façons de dire au revoir à l'été ?